Je serai toujours fan de Renaud. De ses chansons engagées, de ses chansons tendres, de ses chansons tristes ou loufoques, généreuses ou plus intimes. Le voir sur scène aujourd’hui reste un moment poignant pour tous ceux qui l’accompagnent depuis des années. Mais ne pas le voir aurait sans doute laissé davantage de regrets.
Alors on s’accommode d’une voix changée par le temps, plus fragile qu’autrefois, et d’une présence différente de celle de ses grandes années. On l’accepte parce qu’il reste profondément sincère, sans masque, et toujours capable de créer une vraie émotion. Et lorsque certaines chansons deviennent plus difficiles à porter, le public prend naturellement le relais. La communion entre Renaud et sa salle reste intacte, et c’est sans doute l’essentiel.
Du reste, la scénographie est magnifique, et les chansons, surtout les plus anciennes évidemment, conservent toute leur force. Quel plaisir d’entendre "Les Aventures de Gérard Lambert" et "Hexagone," même dans une version raccourcie pour cette dernière.
Mais en quittant le concert, c’est surtout un sentiment de tendresse qui domine, et le plaisir d’avoir retrouvé un artiste qui a tant compté, avec ses fragilités, son histoire et un répertoire toujours aussi précieux.











































